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Pál Léphaft: La Courbe du cou nu de Nyx

Pál Léphaft: La Courbe du cou nu de Nyx

Si  la lumière se fatigue sur l’horizon de nos yeux et de notre front, si l’espace devient impénétrable, lorsque  chaque totalité autour de nous se brise en morceaux, soulevons les mains jusqu’à notre visage pour renforcer en nous la lumière et pour dévoiler un grand nombre d’images obscurcies. Allons contempler Mudra, les Titans dormants ou  la courbe du cou mince de Nyx. Nos lumières internes s’allument où la fierté de Moi s’éteint et où l’espace externe éblouissante s’éteint aussi. Les mains sont  nos plus fidèles compagnons. Si vous vous sentez fatigué,  le septième jour, elles vous soulèvent.  Si mêmes vos mains s’alourdissent, et les pieds, et la tête aussi, n’allons plus loin. Laissons dormir les Titans,  la création et l’essence de la peinture, bref les toiles énormes de l’exposition de György Verebes à Senta. Il vaut mieux de sauver dans le sac tout ce que nous avons déjà écrit et photographié, chercher une chaise et s’y asseoir au fond de la salle, en face d’un tableau moins grand. Nyx. La courbe rose de son cou nu nous raconte tout ce qui est l’essentiel même de la création et de la créativité.

Paru au Magyar Szó (Parole hongrois) le 27 octobre 2008

Megosztás
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Ottó Tolnai: György Verebes

Ottó Tolnai: György Verebes

Présenté à la Galérie  Aba-Novák de Szolnok, le 19. janvier 2007.

Chez nous, au nord de Bácska (en Voïvodine en Serbie), le nom Verebes passe presque pour mythique, indiquant une famille de musiciens bien nombreuse. (En fait, mon enseignant de violon s’appelait aussi Verebes–  et il faut y avoir une bonne relation entre le petit enfant et son prof de violon, puisque le maître doit aller tout près de son disciple pour pouvoir bien placer le corps, l’instrument, les doigts …  On peut dire qu’il doit étreindre le petit pour bien enseigner à jouer du violon.) György vient d’une autre branche de la famille: ses parents sont médecins. Du cȏté maternel, il vient de la famille Vígh qui est une autre famille légendaire de médecins dans la ville de Senta. Nous ne devons alors y ajouter que quelques détails pour éclairer la situation et le genèse de son oeuvre.

Avant tout, je mentionne le lycée polytechnique.  La colonie  d’art de Senta est aussi importante, avec la présence intensive des peintres dans cette petite ville où la population hongroise est prédominante. Les enfants peuvent trouver dans la rue des peintres venus de Paris. Ils pouvaient voir Konjovic, qui avait été le disciple de Soutine, de Rouault, de Czóbel et de Tihanyi et qui était célèbre aussi pour ses gestes larges de pinceau qu’il faisait tourner dans sa main comme une épée… Ou bien pouvaient-ils rencontrer József Ács, le peintre aux gestes  refroidis par la raison. N’oublions pas József Benes non plus qui dépeint les bords du fleuve Tisza avec des marrons éteints comme si la bataille de Senta les avait détruits à jamais, et dont les tableaux représentaient plusieurs fois une figure mythique ressemblant à un Golem. Il ne faut encore ajouter à tout cela que la présence intensive du génie de Barcsay à l’Académie des Beaux-Arts  de Budapest.

En feuilletant ses papiers j’ai remarqué une de ses études anatomiques. L’exactitude virtueuese de cette étude m’a beaucoup surprise: je ne peux l’expliquer que par une rencontre chanceuse des parents médecins et du dit génie de Barcsay.  Fini ses études, notre jeune artiste crée une sorte de marron foncé ressemblant à celui de Rembrandt. (Le procédé chimique serait digne d’un alchimiste ce qui n’est pas étonnant vu qu’il arrivait de la chimie.) Toutefois, l’oeuvre naissante qui est déjà considérable ne vise pas le monde de Rembrandt, mais plutȏt se pose entre Turner et l’abstraction lyrique américaine en mettant des dessins expressifs et monumentaux côte à cȏte.

Ce qui est spécifique sur ces tableaux, c’est l’absence de la lumière qui est dominante chez les grands maîtres et les représentants de l’abstraction lyrique américaine. Donc nous devrions chercher les secrets de son art dans des couches plus profondes et mélancoliques. Voilà un de ces secrets: pourquoi est-ce que l’éblouissant été de la Grande Plaine hongroise se retire?  On sait bien que ce même été produit la profondeur les bruns de l’automne, mais quand-même: pourquoi la lumière méditerranéenne se retire-t-elle, quoiqu’elle soit pour nous –  qui appartenons à la voie méditerranéenne de la Péninsule Balkanique –  presque palpable? Néanmoins, pour moi c’est ce retirement qui témoigne en quelque sorte de la présence de la lumière.  Au moins, en regardant les tableaux j’ai l’impression que tout d’un coup, la lumière va franchir les murs sombres avec une explosion, déchirant la membrane lentement éclaircissante. Elle ne  la déchire pas en effet, mais je dois affirmer que je la sens là quelquefois, j’entends sa bruit derrière la membrane. Cela résulte la force dramatique intérieure des grandes toiles. Car ces toiles, elles sont bien criardes à l’intérieur de leur propre monde lugubre.

György Verebes m’ a invité à ouvrir son exposition à Szolnok. Je n’ai pas été surpris par le fait que la ville de Szolnok avait été marqué comme le lieu de la première rencontre; je commence à m’habituer aux apparitions de nos artistes de directions tout inattendues. D’abord m’a-t-il informé sur le titre de l’exposition. Titanes, dit-il. Il a ajouté que ses études de main de grand format appartenaient aussi à l’essentiel de l’exposition.  Ma première réaction était de me rappeler les gestes excessifs, même titanesques de sa  jeunesse et les Golems en chair de Benes. Je ne me contentais cependant de tout cela, mais je me suis mis à faire des recherches sur les autres domaines de ce monde mythique.  J’ai essayé d’actualiser mes connaissances concernant ces „vieux dieux” qui – selon le filologue classique hongrois Kerényi – étaient encore sauvages, ne se soumettant à aucune loi. Ensuite je méditais longtemps sur les deux pȏles du monde, sur la relation du grand et du petit, sur leur jeu de bascule, étant donné que jusqu’alors je m’étais concentré sur le petit et même sur le nul en tant que tel.

Heidegger traite longuement la tarière dans son célèbre ouvrage intitulé Introduction à la métaphysique, tandis que Simone Weil fait allusion à la graine de moutarde. Pour citer quelqu’un qui n’était pas philosphe:  Lautréamont sait confronter le petit et le grand d’une manière très expressive. Par cela, il est devenu important pour moi parce que parmi les tableaux monumentaux de Goya, de Blake ou de Böcklin qui représentent des titans, des colosses ou bien la Saturne, il y a un que je trouve le moins exagéré alors le plus consternant: Le génie du pou de Blake…

Malheur au cachalot qui se battrait contre un pou – écrit Lautréamont. Il serait dévoré en un clin d’oeil, malgré sa taille. Il ne resterait pas la queue pour aller annoncer la nouvelle. L’éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux. Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée d’os et de chair.

La référence aux mains poilues m’évoque la phrase remarquable de Miroslav  Krleza sur laquelle son drame Aréthée est construit: le téléphone est toujours tenu par la main poilue du singe…

Retournant aux vieux dieux dont le royaume serait perdu avec la mort du Pan, c’est Nietzsche, un des idoles du jeune Krleza qui avait des idées mémorables à leurs propos. Avec le Pan, l’homme est aussi mort, sa possibilité d’exister, son utopie. Le Surhumain de Nietzsche n’est nul autre qu’une tentative après la mort du Pan, vu que lui aussi, c’est-à-dire Nietzsche, annonce la mort du Pan (du Dieu).

Analysant le concept du Surhumain, le philosophe Danto écrit: Le Surhumain (Übermensch) est à l’opposé du dernier homme  (der letzte Mensch) qui se satisfait de peu, de son confort et de sa tranquillité et que Nietzsche-Zarathoustra méprise profondément.

Il cite Nietzsche: L’homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu’avez-vous fait pour le surmonter? Tous les êtres jusqu’à présent ont créé quelque chose au-dessus d’eux, et vous voulez être le reflux de ce grand flot et plutôt retourner à la bête que de surmonter l’homme ?

Danto continue: Nous nous surmontons en soumettant quelque chose en nous-mêmes qui plongera au fond et restera là. Nous allons détruire nos êtres purement humains pour devenir des êtres supérieurs. La vie de l’homme est une sacre, ou au moins elle devrait l’être, une sacre que nous ne présentons pas  sur des humains pour un surhumain, mais pour quelque chose d’accessible. Cela nous garantit la possibilité de nous surmonter.

Nietzsche, encore une fois:

Et il faut que vous soyez sauvés et délivrés d’hommes plus grands encore que de ceux qui étaient les sauveurs, mes frères, si vous voulez trouver le chemin de la liberté.

Jamais encore il n’y a eu de Surhumain. Je les ai vu nus tous les deux, le plus grand et le plus petit homme : —Ils se ressemblent encore trop. En vérité, j’ai trouvé que même le plus grand était — trop humain !

Il ne nous reste plus rien à faire que mentionner les statuettes idoles bien que nous ayons pu commencer par elles en raison du fait qu’elles réunissent le petit et le grand d’une manière paradoxe. Celui qui n’a pas vu la Venus de Willendorf, écrit l’écrivain hongrois Béla Hamvas, n’est pas capable d’imaginer combien elle est énorme. Elle se tient dans la main et quand-même, ses proportions sont celles d’un mastodon.

C’est probablement suffisant pour illustrer ma préparation . Il est temps de prendre mon sac, remplis de feuilles de papiers avec mes notes et partir à Szolnok, comme si je partais pour une aventure excitante, sans mandat ou soutien institutionnel, presqu’en incognite. Ma mission comprend la protection de l’art hongrois de Voïvodine et c’est la cause qui m’attire vers la ville de Szolnok, qui était  pour moi la ville du peintre Adolf Fényes et de sa colonie d’art des années 1920 . La colonie existe toujours et son directeur artistique s’appelle György Verebes…

Je dois vous dire qu’ en dépit de tout cela ma première visite à Szolnok a concerné le théâtre de la ville.  Je me rappelle István Paál et d’autres professionnels du théâtre qui s’occupaient de mettre en scène Ubu roi àNovi Sad (en Voïvodine). Je les rencontre parfois, ici et là,  à Budapest, à Paris, à Avignon… Je me souviens d’une promenade avec un ami de Budapest quand j’ai découvert un petit ruisseau qui traverse la ville. J’ai été ravi par ce petit ruban de l’eau puisque j’aime bien ces petites rivières qui coulent au milieu d’une ville. Miljacka, Ljubljanica et la plus belle, la Neretva, sont comme le sang qui coule  dans le cœur de la ville, et je sens que les villes avec une telle rivière sont des lieux  importants pour grandir … Mais quand j’ai demandé le nom de la petit rivière à mon ami, à ma grande surprise,  il n’a pas pu me le dire. Plus tard, j’ai appris que c’est la Zagyva (son nom veut dire: eau trouble). Plusieurs années sont passé depuis, mais la Zagyva est toujours importante pour moi. Peut-être les messages qu’elle porte des buttes nordiques du pays, de Cserhát, de Mátra, la rendent si considérable. Ou bien, à cause de son nom, je crois qu’elle me protègera de toutes sortes de trouble.

Les Titans sont une série de grands tableaux au ton foncé, durs, bruns, très anatomiques qui évoquent Barcsay, l’académie, le musée de beaux-arts. Les grands gestes semblent disparaître, comme si l’artiste voulait descendre du carrousel de l’art moderne.  Comme s’il cherchait une nouvelle position plus sûre, plus fondamentale pour sa tentative. Il ne se sert plus d’aucun geste de détachement, d’aucun procédé superficiel, aucune aide extérieure ne nous offre une surface en saillie, dans laquelle on pourrait accrocher les ongles.  La virtuosité pourrrait quand-même être saisie et évaluée quand on examine comment l’artiste domine cette technique académique. Comment il maintient la mélancolie inhérente  du matériel alchimique de marron foncé, comment il maintient le son mélancolique du  marron foncé. La sortie du carrousel pourrait être interprétée comme geste titanesque aussi bien que le fait qu’il n’y a aucun essai de représenter ses héros mythiques pour des figures sauvages, poilues ou conformes à une bande dessinée. Rendre l’homme ordinaire son héros, c’est aussi un geste titanesque.

Je voudrais mentionner Nietzsche encore une fois.  On peut aborder les titans de Verebes du cȏté du dernier homme de Nietzsche, ou de l’être-en-compagnie de Heidegger.

La tendance de l’être-avec que nous avons nommée la distantialité repose sur l’être-en-compagnie qui comme tel est préoccupé par l’être-dans-la-moyenne…

Cet être-dans-la-moyenne, à l’intérieur duquel est tout tracé d’avance jusqu’où il est possible et permis de se risquer, surveille toute exception tendant à se faire jour. toute primauté est sourdement ravalée. tout ce qui est original est terni du jour au lendemain comme archi-connu. tout ce qui a été enlevé de haute lutte passe dans n’importe quelle main. Tout secret perd sa force. Le souci d’être-dans-la-moyenne révèle une autre tendance essentielle au Dasein que nous appelons le nivellement de toutes les possibilités d’être…

    Chacun est l’autre, aucun n’est lui-même. Le on avec lequel la question de savoir qui est le Dasein quotidien trouve sa réponse, c’est le personne à qui tout Dasein, à peine s’est-il mêlé aux autres s’est chaque fois déjà livré”.

Verebes a peut-être besoin  de l’être –dans-la-moyenne pour le dépouiller de tout surface, du tout romantisme. Il semble qu’il se prépare á une  leçon d’anatomie assez sérieuse …

On marche sur un terrain extrêmement difficile. Il est presqu’inimaginable comment l’artiste sera capable de continuer sa route vers quelque chose de plus concret, plus vivant, sans schémas en gardant sa position choisie en renonçant à la décorativité, aux couleurs brutales du Pan vivant du Sud. Il est évident que des préparatifs extraordinaires ont été et faits, on peut voir les mannequins des Titans qui ne font pas l’impression des mannequins, ils sont des gens ordinaires comme j’avais déjà dit. C’est pourquoi vaut-il la peine de les aborder du cȏté du dernier homme, car c’est l’homme en tant que tel qui est devant nous. On attend un toucher que le miracle – au moins le pictural – se produise. Un seul. La situation est pour moi très excitante car il s’agit d’une position d’où il faut un effort surhumain pour déplacer, mais cet effort surhumain est exactement celui d’un titan, celui de la situation surhumain de Zarathoustra, celui de la recherche du secret de l’art.

Je répète qu’il y a là quelque chose de titanesque. Mais les portraits de Tizian, ses papes et ses Johann Friedrich, et même les portraits peints par Rembrandt, Cézanne et Van Gogh portent un caractéristique de titan : le fardeau titanesque de notre existence humaine, notre joie de vivre, nos douleurs…  La question est de savoir comment prendre cette tâche en général?  Il ya certainement un chemin entre les grandes figures de Permeke et de  Villa de Kooning de têtes  énormes de Konjovic,   ou Bacon (qui a analysé les papes de Tizian et de Vélasquez, saisi l’essentiel titanesque de Van Gogh, avec les figures  trébuchant sur ​​le terrain,  souffrant des tourments de Tantale) et la peinture figurative de Lucien Freud … Je pense à l’énorme silhouette avec un porte-document de Borovsky, aux têtes de Malevitch et de Birkás, et naturellement aux Golems en chair de Botero et de Benes…

Verebes se courbe sur l’homme avec un soin rarement vu, avec une rigueur minutieuse avec laquelle il a appris à dessiner. L’attention est celle de son maître et de ses parents qui se courbaient sur un corps accouché sur la table de dissection. Cette table , référons encore une fois à Lautréamont, n’est pas seulement le scène de la rencontre fortuite  de la machine à coudre et du parapluie- nous savons que cela définit l’art moderne – mais un lieu où l’homme en tant que tel, le dernier homme, l’homme de masse est tendu. Comme un titan livré.Et avec une humilité évoquant les anatomistes anciens, le peintre commence  l’étude d’autopsie de l’homme tout connu après Léonard et Dostoïevsky mais tant inconnu qu’il nous effrayerait en se heurtant contre nous au coin de la rue. L’autopsie commence et il n’est plus possible de discerner si c’est un couteau pliant qui  brille dans la main, ou le son du violon  de la mélancolie.

Tout étonnés, nous découvrons que le clan ancien, les titans apparaîssent dans le tableau. Oui, dans l’humilité et l’ambition avec lesquelles Verebes dépeint  le visage de l’homme, son crâne, ses mains, ses doigts, j’aperçois la grandeur titanesque du  défi. Plus le défi grandit, plus la décision est ferme. Démontrer le surhumain avec la rigueur académique, avec les marrons foncés, sans utiliser les attributs – usés d’ailleurs – de la férocité, de la monumentalité: c’est la tâche dont l’artiste s’est chargé. La tête et les mains sont finis, on n’attend plus que leur réunion et alors sur les lignes ant-titaniques, au  croisement du couteau et du violon,  le titanesque commence â émettre le miracle, la vie.

Megosztás
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Ernő Verebes: Les Titans dormants

Ernő Verebes: Les Titans dormants

Une méditation à propos de l’exposition de György Verebes

J’écouterai ce que dit en moi Dieu, l’Éternel (Ps.85: 9)

Pendant ces derniers vingt ans, j’étais hanté par les mêmes esprits – quoique par des esprits d’ endroits différents – que György Verebes. Donc je connais assez bien l’histoire du genèse des tableaux de cette exposition.  Je n’ignore pas les motifs et les forces qui ont dirigé les gestes du peintre, quand il a pris les couleurs, les ombres, les contours de formes sur la toile, alors – en  général – les empreintes visuelles des contenus sémantiques alors présupposés mais plus tard bien connus par moi.

La présupposition et la connaissance, en ce cas, ne se diffèrent pas, plutȏt se complètent. A proprement parler, il s’agit là du pressentiment qui dépasse la présupposition et comporte une connaissance autant intensive et fiable  qu’univoque.  Comme le mystique chrétien, Maître Eckhart a dit au 13e siècle: J’aperçois quelque chose en moi qui illumine dans ma raison ; je sens bien que c’est quelque chose, mais ce que c’est, je ne puis le saisir ; je pense seulement : si je pouvais le saisir, je saurais toute la vérité[i].

Cette sorte de connaissance qui avait engendré ces tableaux est devenue univoque par la représentation élaborée, d’une manière étrange, à l’aide des moyens du pressentiment.

La peinture contemporaine peut être rarement saisie sans ambiguïté, mais elle est explicable par n’importe qui – c’est ce que nous enseigne la compulsion de conformité au moment où l’on aperçoit un objet d’art. Par contre, un destinataire réel contemple le dessin comme un enfant regarde sa mère: avec une dévotion sans condition, qui n’exige pas d’explication. En ce cas-là, la beauté naît au lieu du mot et la situation survient au-dessus de la beauté. La situation qui est identique à la réflexion. En voilà un exemple:  comme si ces visages mouillés  dans l’obcurité qui sont les visages des titans selon György Verebes, préféraient se retirer derrière la toile, et même disparaître dans le néant. Comme s’ils indiquaient que c’est leur destin inconscient, car leur présence était toujours immesurable par et pour les gens qui existent en chair et en os. Donc le fait que les titans, étant les représentants d’une spiritualité universelle, peuvent vivre ici et maintenant ne provient pas de leur existence mais –  paradoxalement – de leur absence. Androgynes superbes, ils sont quand-même polarisés sexuellement.  C’est  peut-être leur chance d’apparaître ici sous cette forme,  peut-être ne fait-ce pas de différence pour eux. C’est nous  qui ne pouvons les reconnaître que sous des formes traduites en aspect humain.

Un demi-dieu est inimaginable dans l’espace et indescriptible avec les mots. Il n’est ni ni quand. En conséquence, un demi-dieu ne peut pas comprendre le concept de la vanité, malgré les tentatives des grands conteurs anciens de donner aux demi-dieux  des caractéristiques des êtres vaniteux et faillibles. Toutefois, si tout cela est vrai, le moment de notre confrontation n’aura jamais lieu. Ils ne pourront donc devenir les piliers de notre existence que d’une manière indirecte. L’existence des demi-dieux peut être alors nommée archétypique:  d’une part,  étrangers, ils sont constants, d’autre part, ils sont excessivement aristocratiques. Eux, les demi-dieux  ne sont pas alors seulement des accessoires fiers et usés d’un mythe, mais toujours des intensités du présent, des radiances immodérées de notre existence, des bâtards nobles d’un roi –dieu gardé secrètement jusqu’à nos jours. Ils incarnent les espoirs des organes à remettre qui sourient sagement . La remise du puzzle sera encore plus facile pour nous quand nous découvrons que c’est eux-mêmes qui nous aident  en main propre de les reconstruire, car leurs propres visages avaient été peints par leurs propres mains, avant de se détourner de leur propre tronc en le quittant comme un simple porteur de fardeau de la création. Néanmoins, quelque part  parmi ces visages et mains, un corps invisible palpite. C’est notre corps qui n’est nul autre  que la lacune entre un visage et une main, une lacune qui n’existe plus puisqu’elle se se remplit aussitȏt des regards curieux et des reconnaissances accompagnées par de doux soupirs . Elle se remplit de cette énergie qui ranime la colonne vertébrale, le coeur, alors  toute la part de vie  entre le visage et les mains pour que le tronc puisse se remuer en relâchant les ressorts musculaires. Le tronc, lui, ce moyen  tout-porteur, ce symbȏle de la médiocrité va exister uniquement par l’empathie du spectateur de ces tableaux. C’est la seule possibilité que la métaphore, cette doute sacrée prenne son vol. La métaphore, c’est une destination qui englobe tout  mais qui ne mène nulle part, c’est l’endroit où, dans les rues et les places banalisées, les souvenirs des esprits hanteurs  ( pas honteux)  enterrent leur vérité en dévorant des âges, des châteaux, des héros, des paysans. Nous pouvons même réfléchir longuement et mûrement au fait qu’ils sont disparus, les demi-dieux. Ils ont été remplacés par des installation faites en copeaux de métal appelées histoire. Ces installations sont nées au même moment où le premier homme conscient a ouvert les yeux et a constaté le fait qu’il ne voit pas ce qui existe mais seulement une chode existe: ce qu’il voit. Comme le saint mystique a dit: ce que nous appelons l’image, c’est une chose que l’âme crée, a l’aide de ses forces, sur les choses. Les demi-dieux sont devenus ce qu’ils devaient  devenir pour que maintenant, debout devant eux, nous puissions penser à nos temps perdus comme aux gants ou aux masques perdus par hasard au carnaval.

Ces gants iraient  à leurs mains calmées aussi bien que ces masques iraient aux visages se voyant dans un rêve prophétique.

Item,
si, un beau jour, György Verebes dessine des gants et des masques sur une feuille de papier, nous pourrons peut-être apprendre pourquoi et de quoi sont vêtus  les demi-dieux qui ne sont plus des demi-dieux , mais  la spiritualité même de la fête, avec le peuple célébrant cette spiritualité sans âge.

Megosztás
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György Verebes: Clartés

György Verebes: Clartés

Le premier visage est remonté à  la surface de la toile comme s’il avait émergé d’un nuage. Je n’avais aucune pré-conception  ou d’intention, mais tout d’un coup, je me suis rendu compte qu’il était là. D’abord il était à peine reconnaissable, mais plus tard, comme mes yeux se sont habitués au spectacle, il devenait de plus en plus voyant pour être presque radieux à la fin. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’accepter.  Comme ils sont venus, l’un après l’autre, je n’avais qu’à les reconnaître. Les visages et les mains.

Le défi picturale consiste dans le fait que le sentiment de la spatialité doit avoir un effet à la fois réel et illusoire.

Terre verte et rouge de cadmium, ocre d’or et violet de cobalt, organique et inorganique. Tu dois extraire le métal du sol par le feu. L’alchimie des couleurs est le savoir de la vue. Le savoir de la vue est la certitude même qui n’exige aucune preuve.

Le but du vrai artisanat  n’est pas l’exhibitionnisme. Sa présence dans l’oeuvre est la preuve de l’attention concentrée. L’artisanat engendre de la confiance, car il montre l’humilité et la dévotion, et ouvre la porte du message de l’œuvre pour le destinataire.

La question de l’actualité ne  m’intéresse que relativement au moment présent. C’est le seul moment où le terminé et le disponible se trouvent en même temps.. Tout le reste est littérature.

Ce qui est indépendent en moi, c’est la mesure. Le savoir de la vue, la vigilance dans le rêve.

Il n’est pas question que ces images soient des portraits. Au contraire, ils sont plutȏt les échantillons ancestrales de la condition humaine dans l’espace de la conscience.

Il n’y a aucune émotion sur les visages, sauf le sourire archaïque.

Il n’y a pas de regard. Les yeux ouverts parlent ouvertement, tandis que l’oeil fermé est un mystère. Qui est derrière tout cela, et que voit-il? Où il y a des yeux, il y a là de la vue, puisque c’est la vue qui a créé les yeux. Derrière les paupières fermées je peux épier le moment de la création, la création de la vue avant de devenir des yeux. Les yeux  fermés appartiennent à personne et à chacun.

Derrière les yeux fermés, le monde est  à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est un monde qui appartient à personne et à chacun. Il est le mien,  même quand je n’ai plus d’yeux.

Derrière les yeux fermés, la vue, le voyeur et la vision, c’est une seule chose.

Ce qui est la vue dans les yeux, c’est le geste dans les mains.

Le geste est la lutte de l’Immobile.

Le geste pictural n’est nul autre que l’empreinte du règne de l’énergie émanant du savoir de la vue.

La liberté est le dynamisme  du mouvement dans la fixite et la solidité de la fixite dans le mouvement.

Le but de la peintre, c’est l’expérience de l’intensité de la présence au moment. Les tableaux sont les empreintes de la lutte pour l’expérience pleine et consciente.

Ils servent en témoignage que quelqu’un a vécu cette expérience.

La lutte est le rêve des titans. Celui qui se tient debout au sommet, c’est Lui qui Met Fin à la Lutte.

Megosztás
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István Antall: Le radicalisme de raconter de nouveau

István Antall: Le radicalisme de raconter de nouveau

Le secret de changement d’escalades spirituelles de la peinture de György Verebes
2009e 3 au 12 janvier. Budapest-Szolnok

Si la peinture n’est qu’une aventure spirituelle, nous n’avons besoin ni de toile, ni de pinceau, ni surtout d’huile fine de lin à l’odeur spéciale.  Nous regretterions cette odeur qui s’estompe par le temps, l’assèchement, la fixation et l’ évaporation, mais il ne faut plus regretter nos mains, ni le torchon dans lequel nous essuyions le pinceau. Tout est propre! Rien n’est sali, le spectateur peut imaginer le tableaux comme le peintre György Verebes le décrit. En revanche, les travaux parallèles se retrouvent dans un seul livre. La personne qui tourne les pages n’est pas forcément un lecteur, tandis que la personne qui regarde n’est pas forcément la personne qui voit. Il y aurait deux expériences parallèles, et nous restons quand-mêmes dans la salle de l’exposition: allons de mur à mur, de toile à toile. Puisque nous sommes attirés par la modernité provoquante du phénomène que l’idée se transforme en image et même, suivant les règles de la peinture la plus traditionnelle, elle s’oriente vers le panthéisme naturaliste et le symbȏlisme plein d’émotions qui ont brisé les rames de l’académisme, vers un passé pictural plus récent pour que l’artiste puisse détacher son monde du monde  traditionnel. L’auteur met au centre de la réalisation esthétique la dimension et le pinceau libre, tout en gardant les valeurs de la figuralité cristallisées depuis des millénaires. C’est pour cette raison que la mythologie représentée devient étonnamment excitante et bouleversante. Cette  mythologie est  à la fois réelle, toute-faite, acquérie par les études  et originale et insolite due à son repensement.

L’artiste semble quasi consciemment étouffer son coloriste audacieux. La couleur est un serviteur qui, comme le mulet, porte sa charge d’une manière aussi fiable que possible et de façon persistante.  Elle porte le monde visuel créé par le pinceau  qui balance entre la grandiosité et le soin méticuleux. Cette modestie apparente est présente au choix thématique, en ce qui concerne le  portrait, le corps, ou l’un des clichés les plus usés au 20 siècle: l’étude de mains. Nous savons exactement qu’il ne s’agit pas d’une simple illustration et que l’expérience  artistique n’est pas le résultat de la représentation de la vision, ni de l’exploration du modèle, mais de l’approche philosophique et par cela profondément  vécue et lyrique d’un état émotionnel. George Verebes se sert de la composition ou – si l’on veut être moins sublime – du plan tandis que ses changements d’échelle se détachent du naturel. En revanche, tout en grandissant la vision construite de l’intérieure il ne tourne pas vers  la visualisation des éléments  microscopiques, ce n’est pas la minutiosité excessive du photo-réalisme vide qui le regarde. Ce qui l’intéresse, c’est plutȏt la cohérence picturale,c’est  l’unité  consciemment créée des accents du flux de matière qui transforme le temps visuel en l’intemporel. En rejetant  les gags visuels, l’auteur  tâche  de creuser au plus profond possible, en ce qui concerne les éléments représentés: les détails du visage et du corps. Puisqu’il s’approche de ses caractères représentés  à partir de l’univers des émotions plutȏt qu’à partir des types de personnages, son art nous offre la finesse psychologique de la peinture analytique, il nous aide à mieux connaître nous-mêmes.  Son panthéisme n’est concret ni en signes visuels ni en allusions, il n’a rien de commun avec des doctrines, des croyances devenues dogmes, mais se lie à l’homme et à la doute éternelle qui nourrit la foi. Puisque cette peinture est fiable par la capacité de se montrer indispensable non seulement pour le public mais aussi pour elle-même.

Philosophie et poésie? Histoire et mythologie? La culture elle-même peut être une charge complète et changeante qui cache l’essentiel et écrase l’ invention, l’élan, la spontanéité, la beauté étincelante de l’imprévu. Mais cette sorte de l’effet pittoresque ne regarde pas György Verebes. Son esprit qui passe librement alors tout naturellement à travers la littérature, l’histoire, la philosophie, la musique, les beaux-arts, fonctionne de sorte qu’il y a là tout: l’intégrité de la beauté délicate des détails, la plénitude du macro-monde dans le moindre élément mis à jour, le talent de voir la totalité. Toujours au courant de la culture européenne, il est aussi conscient de l’importance universelle des valeurs locales. Étant donné que le centre de son monde, c’est une double périphérie: les  Balkans d’une part et l’Europe centrale de l’autre, où la culture classique peut se compléter harmonieusement par la culture latine, slave, germanique ou par celle d’origine inconnue qui est toute charmante dans son unicité et que nous nommons culture hongroise. Dans son regard provincialement mondial il y a  quelque chose de commun de  Vilna à Zagreb, de Prague à Gdansk.

Nous comprenons György Verebes, et qui plus est, nous  sentons la crédibilité de tout ce qu’il  nous dit.  Le crédit de son univers intellectuel est garanti par les instincts. Avec ses tableaux, il nous ensorcèle en évoquant  l’atmosphère surnaturelle de ce monde naturel. Cette monumentalité méditative est singulière par la dualité de la création et de l’approche.

Megosztás
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Biographie

Biographie

György Verebes (1965, Senta, Yougoslavie)

György Verebes est né en 1965, à Senta en Voïvodine. Il a fait ses études secondaires à l’école polytechnique à Senta. Après le bac,  il s’est inscrit à l’Académie hongroise des beaux-arts.  Diplômé en 1989 comme graphique, il a achevé un troisième cycle  en 1992. Ses maîtres étaient Károly Raszler et  Imre Kocsis. Il s’est engagé à la peinture en 1988. Il crée  des illustrations de livres, des décors de théâtres, des plans d’aménagement intérieur. Depuis 1990, il joue dans plusieurs groupes de jazz et de musique du monde  en tant que membre fondateur, pianiste, compositeur. Il  écrit aussi de la musique pour le théâtre. Entre 1997-2003, il  était le directeur artistique d’une entreprise de publicité. Il dirigeait aussi la Galérie Lurdy entre 1998 et2002.Depuis 2002, il vit dans la colonie des artistes de Szolnok. En 2003, il est devenu le directeur artistique de la colonie. Il était professeur du lycée de l’art plastique à Budapest entre 2007 et 2011. Hors de son travail de peintre, il publie régulièrement des écrits. Depuis 2010,  il est membre du Conseil de Soutien des Talents du département Jász-Nagykun-Szolnok. Depuis 2011 est-il aussi membre de l’Assocation culturelle pour l’ancienne Colonie d’art de Szentendre. Il participe régulièrement au travail de différentes colonies nationales et internationales d’art. Il a participé à 50 expositions personnelles et près de 100 œuvres ont été présentées dans des expositions de groupe. Ses œuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques et privées.

Expositions personnelles:

1986, Maison de la culture, Kanjiza, Yougoslavie

1986  Galerie, Senta, Yougoslavie

1988, Maison de la culture  Senta, Yougoslavie

1989, Maison de la culture  Senta, Yougoslavie

1990, Galerie Gracija , Sarajevo,  Yougoslavie

1991  Centre communautaire Kossuth, Szentendre, Hongrie

1992 Fragments du Journal intime de K. J. (D’après le drame de Simon Verebes Simon:. D’une maison de la défunte)-Académie des Beaux-Arts, Barcsay Hall, Budapest

1993 Musée municipal de Senta, Yougoslavie

1998 Bibliothèque publique , Senta, Yougoslavie Dieux inutiles

1999 Galerie Lurdy, Budapest (Avec Tamás Gránicz et Elek Kerekes)

2001 Galerie de l’hȏtel Hozam, Szolnok

2003 Rêve titanesque, Musée municipal, Senta

2004 Théâtre national hongrois, Budapest

2004-Mudra, Centre de presse du Caire, Le Caire, Egypte (Tamás Gránicz)

2005, Mudra, la colonie de la galerie d’artistes, Szolnok

2006 Galerie de la bibliothèque Verseghy, Szolnok

2006 Galerie Film Tiszapart, Szolnok (avec Gránicz Tamas) / Le Jour de la peinture hongroise

2006  Galerie Zsókavár Gallery, Budapest

2006 Galerie Artitude, West End, l’hôtel Hilton de Budapest (avec Gránicz Tamas)

2007 Rêve titanesque-Centre culturel Aba-Novák, Szolnok

2007  Galerie municipale, Mezőtúr

2007 Musée des beaux-arts 1-3, Nyíregyháza (Gábor Benő Pogány)

2007 Musée de Satu Mare, Mátészalka (Gábor Benő Pogány )

2007, Jászberény , Musée Hamza  Le Jour de la peinture hongroise

2008 Musée Blaskovich, Tápiószele

2008 Musée des beaux-arts de Pannonie, Sopron

2008  Galerie de l’église, Eger

2008 Halle des titans – Jour de la peinture hongroise / Kopaszigát, Bay Park, Budapest

2008 Musée municipale de Senta (Serbie)

2009 Galerie municipale, Szolnok,

2009 Fonderie Tihamer Gallery, Kanjiza (Serbie) ( avec Andreas Kuhnlein)

2010  Centre communautaire, Zsáka dans des sacs

2010 Musée et galerie Imre Gaal, Budapest, (avec Eleonora Pasqualetti)

2011 Galerie municipale, Tiszaföldvár

2011 Galerie municipale, Backa Topola (Serbie)

 

Expositions collectives:

 

1988   Caracas,  Exposition graphique

1988 Académie hongroise des Beaux-Arts, Barcsay Hall, Budapest (6 artistes)

Galerija Studentska 1989, Belgrade Rencontre Internationale de l’Académie des Beaux-Arts

1989 Exposition Zentai Art Colony, Musée municipale, Senta

Tata 1990, Centre communautaire (6 artistes)

1990 Exposition Zentai Art Colony, Musée municipale, Senta

1990 Musée Ernst, Budapest / Studio 90

1990 Galerie Donguy, Paris,  (BAB Groupe)

1990 Galerie du Feaubourg Poissonnière, Paris, France (BAB Groupe)

1991 Galerie Hannelore Grève Hambourg, Allemagne / 6 artistes

1992 Académie hongroise des Beaux-Arts, Barcsay Hall, Budapest

1992 Ernst Museum, Budapest / Studio 92

1993 Musée municipal, Becse, Yougoslavie / Exposition de la colonie d’art

1993 Musée municipal, Senta, Yougoslavie / Exposition de la colonie d’art

1994 Galerie municipal, Backa Topola, Yougoslavie / Exposition de la colonie d’art

1996, maison de la culture danoise, Kecskemét /  Exposition de la maison d’artistes de Kecskemét

1996 Réunion internationale des artistes hongrois, Maison de la culture hongroise,  Budapest,

1997 Exposition de printemps, Kecskemét

1998 Musée municipal, Becse, Yougoslavie

1998  Galerie de rue Bagoly, Kecskemét (4 artistes)

1999 Galerie Lurdy, Budapest (7 artistes)

1999 Exposition de la colonie d’artistes 9 +1, Ómoravica, la Yougoslavie

2000 Galerie Guttmann, Budapest (5 artistes)

2000 La Société culturelle des Hongrois de Yougoslavie , Subotica, Backa Topola, Senta, Novi Sad, Becse; Hódmezővásárhely

2001 Le défi du nouveau millénaire – la Société culturelle des Hongrois de Yougoslavie

2002 Exposition de la colonie d’artistes 9 +1, Ómoravica, Yougoslavie

Art Camp 2003 ROUE-XIII Symposium international sur l’exposition Beaux-Arts, galerie d’art,

Szolnok

2003, Centre communautaire, Gargilesse-Dampierre, France (6  artistes)

2003 Galerie d’église, Eger

2003. Le halle  d’assemblage de la Cour municipale, Jászberény

2004 Une et demie– Colonie de la Galerie de la colonie d’artistes, Szolnok

2004  Hȏtel de ville,  Szolnok

2004  Exposition  de Noël , Galerie de la colonie d’artistes à Szolnok, Szolnok

2005, Gigante, Szolnok  (Avec Zoltán Katona et Tibor Palkó)

2005 Musée Béla  Vidovszky Béla, Gyomaendrőd / Sélection d’Art Contemporain Collection Colony Szolnok

2005 Centre culturel Borostyán, Szolnok (5 artistes de Voïvodine)

2005 XI. Triennaux  de BEAUX ARTS  de Szolnok- Galerie municipale, Szolnok

2006 – XVIe Congrès international sur l’art Art Camp Exposition Symposium,

Tiszapart GalerieSzolnok

2006 LA LIBERTÉ DE LA VICTIME (exposition officielle en mémoire de 1956) Galerie Garden, Szolnok

2006 Silver Quadrangle– Triennal de peinture, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie, l’Ukraine

2007, Musée Damjanich, Szolnok /  collection d’art contemporain

2007 – XVII International Art Exhibition Symposium Art Camp,Centre culturel-Aba-Novak, Szolnok 2007, Colonies d’art en Hongrie, Moulin d’Art, Szentendre

PERFOROMANCE 2007, Musée municipal, Senta

EROTIKA 2007 – Galerie de 1-3, Nyíregyháza

2007 HEURE DES ANGES – Galerie Pannonie, Sopron (4 artistes)

2007 Maison de Jeunes, Békéscsaba / exposition du groupe „Kert”

2007 Musée des beaux 1-3, Nyíregyháza / exposition du groupe „Kert”

SOURCE 2008 – XVII International Art Art Camp Exposition Symposium, Galerie Mammut, Budapest

2008 Banque Center à Budapest (4 artistes)

2008 ELECTIONS VAM – VAM Design Center, Budapest

2008 Art Camp 2008, Galerie Garden, Szolnok

2008, Maison de Village, Tiszasüly / Sélection de la colonie d’art de Szolnok

2008 Courant – 9 colonie une Ómoravicai ‘artistes, Serbie

2008, Galerie municipale, Exposition  de la colonie de  Mezőtúr

2008 6DE KUNSTTRIENNALE EST Tervuren – Strange Economie 2008, Tervuren, Belgique

2008 Blue – VERT – XVIII. Symposium international d’art Art Camp Exposition, Jászberény, Szolnok

2008 Exposition de la Fondation  T Art, Galerie municipale, Szolnok

2009 Camp Art 2009, Szolnok Garden Gallery Art Colony, Szolnok

JÁSSZENT 2009, XVIII. Symposium International de l’exposition Art Camp, Jászberény

2009 Exposition de vacances, Jardin Art Colony Galerie Szolnok, Szolnok

41. 2010 Exposition de printemps, Imre Gaal Pesterzsébet Museum Gallery, Budapest

2010 2010e Szolnok Art Colony Art Colony Szolnok, Garden Gallery

IV, 2010. Fine Art Biennale Articum Szolnok, Szolnok Galerie Aba-Novak

Művésztelep2011 2011, OHP Gallery, Székesfehérvár

2011 30 ans Art Colony Mezőtúr Exposition, Maison des artistes hongrois, Budapest

2011 30 ans Exposition d’art Mezőtúr colonie, Musée des beaux-Szolnok, Szolnok

42. 2011 Exposition de printemps, Imre Gaal Pesterzsébet Museum Gallery, Budapest

2011 Camp Art 2011, Szolnok Art Colony Gardens Gallery

2011 7DE KUNSTTRIENNALE EST Tervuren étrange Economie 2011, Tervuren, Belgique

2011 City Gallery, Exposition Colony Mezőtúr / Mezőtúr

58. 2011 Local Exposition Foire d’automne, Hódmezővásárhely

2011 Exposition d’automne, Exposition Art Colony Szentendre, la Galerie d’Art Colony Szentendre, Szentendre

2011 Journée de la peinture hongroise, Musée des beaux-Moulin, Saint-André

2011 T-ART exposition à la Journée de la Fondation de la peinture hongroise, San Marco Gallery, Budapest

Société des Beaux-Arts en 2011 l’exposition inaugurale de Szolnok, Szolnok Gallery, Szolnok

2011, année 2011, Szolnok, Garden Gallery Art Colony, Szolnok

2011 Rabindranath Tagore 150, Indian Cultural Centre, Budapest

2012 Rabindranath Tagore 150, Gólyavár l’Université Eötvös Loránd, Budapest

2012, Art Indulge,Centre international de Goa

2012 Art Indulge Wold Trade Centre, Mumbai

2012, Art Indulge,  Institut culturel hongrois, Delhi

Prix​​:

 

2011  Prix de Gyula Kaposvári

Prix de la ville de Szolnok

 

Collections publiques où se trouvent les ouvrages de György Verebes:

Musée municipal de Senta

Musée municipal de Becse

Galerie municipale de  Backa Topola

Collection de l’Association d’Art de Szolnok

Musée János Damjanich,  Szolnok

Galerie municipale Béla Vidovszky, Gyomaendrőd

9 +1 Collection de la colonie d’art d’Ómoravica

Galerie municipale de Pécs

Fondation publique d’art de Mezőtúr

Fondation T-Art

Parc mémorial à Ópusztaszer

Art Indulge Foundation

 

 

Publications:

Trafikok. Eső – Irodalmi lap,  2008. nyár  (Buralistes, paru dans Eső, revue littéraire hongroise)

Az ég vize. Eső – Irodalmi lap, 2009. ősz. 58. p. (Les eaux du ciel, paru dans Eső)

A város, a hősök és három király. Sváby Lajos rajzaihoz. Eső – Irodalmi lap. 2009. tél (La ville, les héros et trois rois. Sur les dessins de Lajos Sváby,  paru dans Eső)

Pont, most. Eső – Irodalmi lap. Palkó Tibor rajzaihoz. Eső – Irodalmi lap. 2010. tavasz ( Tout à l’heure. Sur les dessins de Tibor Palkó, paru dans Eső, )

Wie geht’s, vigéc? Eső – Irodalmi lap. 2010. nyár ( Comment ça va, mon agent?, paru dans Eső)

A csoda helye. Eső – Irodalmi lap. 2010. tél (Le lieu du miracle, paru dans Eső)

Ilyen egyszerű. Eső – Irodalmi lap. 2011. tavasz 96. p. (C’est aussi simple que cela. paru dans Eső)

A rajzoló. Eső– Irodalmi lap. 2011. nyár 85. p. ( Le dessinateur, paru dans Eső)

Amit kell, és amit nem kell mondani (Csurgai Ferenc művészetéről) . Eső– Irodalmi lap. 2011. ősz 86. p. (Tout ce que vous avez besoin et ce que vous n’avez pas à dire (l’art de Francis Csurgai), paru dans Eső

Sapkáról, sálról és lefényképezésről (Háy János Háyland című könyvéhez). Eső– Irodalmi lap. 2011. tél

(Sur le bonnet, l’écharpe et la photographie (Sur le livre intitulé Háyland de János Háy), paru dans Eső)

Colonies d’artistes:

Colonie de l’artistes de  Backa Topola

Colonie de l’artistes d’Ómoravica

Colonie de l’artistes de Senta

Colonie de l’artistes de Becse

„Art Camp” Colonie internationale d’artistes

Colonie de l’artistes de Mezőtúr

 

Plans de décor de théâtre:

 

Slavomir Mrozek: Police, 1997, Novi Sad Théâtre de Novi Sad, dir:. George Hernyák

Simon Verebes: Sardaffass, la sorcière mâle,  2000, Zsámbék, puis Théâtre National de Berehovo, dir:. Attila Vidnyánszky

Gogol: Le journal d’un fou.  2010, Théâtre Szigligeti, Szolnok, dir.: József Kiss

 

 

Musique de théâtre:

 

Sybille Berg: La vie de Helge, Kecskemét Théâtre József Katona, dir:. Miklos Toth

 

 

Supports de sons musicaux enregistrés:

 

Vadsanzon: hosszú lépes. Une étape longue. © Premier dossiers Art, 1998

Cabaret Medrano: Éjszakai járat.Vol de nuit. Numéro droit d’auteur, 2007

Cabaret Medrano: Ez mind nem volt. C’est tout ce qui n’était jamais. Dossiers narrateur. 2010

 

Travaux d’aménagement d’intérieur

 

Restaurant „Taverne de Fred Piszkos”1990, Budapest,

Black & White Club – 1991, Budapest,

Old Man’s Pub – 1994, Budapest

Pétrole café – 2004, Kistelek

Pub Bend, club – 2006, Mezőkomárom

 

 

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